
Equivalenza et My Trendy Lady occupent deux segments distincts de la distribution beauté. L’une est une enseigne physique spécialisée dans les parfums équivalents, l’autre une place de marché en ligne multimarque. Cet article mesure les écarts concrets entre ces deux acteurs sur les critères qui pèsent au moment de l’achat.
Equivalenza et My Trendy Lady : tableau comparatif des critères d’achat
| Critère | Equivalenza | My Trendy Lady |
|---|---|---|
| Type de distribution | Réseau de boutiques physiques (franchise) | E-commerce multimarque |
| Catalogue principal | Parfums équivalents, cosmétiques maison | Parfums de marque, maquillage, soins, lunettes |
| Positionnement prix | Entrée de gamme (parfums à petit prix) | Prix variables selon les marques distribuées |
| Système de recharge | Flacons rechargeables en boutique | Non proposé |
| Note Trustpilot | Non disponible dans le contexte | 3,4 sur 5 (note « Moyen ») |
| Transparence composition | Produits analysés par Que Choisir (ingrédients indésirables référencés) | Dépend des marques tierces vendues |
Ce tableau pose les bases. Les écarts les plus significatifs se situent sur la maîtrise de la chaîne produit et sur la confiance client, deux axes que les sections suivantes détaillent.
Pour compléter cette grille, plusieurs retours consommateurs compilent les avis sur Equivalenza et My Trendy Lady autour de ces mêmes critères, avec un focus sur l’expérience d’achat réelle.

Concentration et tenue des parfums Equivalenza : ce que les formules révèlent
Le modèle Equivalenza repose sur des parfums dits « équivalents », inspirés de fragrances de grandes maisons. Leur concentration se situe au niveau d’une eau de parfum classique. Cela implique une tenue modérée, souvent inférieure à une journée complète sur peau.
En revanche, la marque compense ce niveau de concentration par un prix nettement plus bas que les originaux. Le calcul est simple : à budget égal, un client Equivalenza peut acquérir plusieurs flacons là où un flacon de marque premium absorbe la totalité de l’enveloppe.
Le système de recharge en boutique constitue un argument supplémentaire. Revenir en magasin avec son flacon vide pour le remplir réduit le coût unitaire et limite les emballages jetés. Ce dispositif n’a pas d’équivalent chez My Trendy Lady, qui fonctionne comme un distributeur classique sans circuit de réemploi.
Ingrédients indésirables : les données Que Choisir
Plusieurs références Equivalenza (gels douche, lotions corporelles, crèmes visage) figurent dans le comparatif « substances toxiques dans les cosmétiques » de Que Choisir. Certains produits Equivalenza contiennent des ingrédients classés indésirables par cette base de données indépendante.
My Trendy Lady distribue des marques tierces (Shiseido, entre autres). La responsabilité de la composition incombe alors au fabricant d’origine, pas à la plateforme. Le consommateur doit vérifier chaque marque individuellement, ce qui demande un effort de recherche plus important.
Fiabilité et expérience client My Trendy Lady : analyse de la note Trustpilot
Sur Trustpilot, My Trendy Lady obtient 3,4 sur 5, un score qualifié de « Moyen » par la plateforme d’avis. Ce résultat mérite d’être mis en perspective :
- Une note entre 3 et 3,5 sur Trustpilot signale généralement des avis polarisés, avec une part notable d’expériences négatives qui tirent la moyenne vers le bas
- Le site affiche lui-même un avertissement sur des retards de livraison liés au volume de commandes, ce qui peut expliquer une partie des insatisfactions
- La gamme très large (parfums, maquillage, soins, lunettes, coffrets cadeaux) implique une gestion logistique complexe pour un e-commerçant
Pour Equivalenza, le modèle franchise avec boutique physique limite ce type de friction. Le client repart avec son produit immédiatement, sans aléa de transport. L’achat en magasin supprime le risque lié à la livraison, un avantage structurel du réseau physique.

Réglementation européenne anti-greenwashing : un enjeu pour les deux enseignes
La Directive (UE) 2024/825 « Empowering Consumers for the Green Transition » impose de nouvelles contraintes aux marques beauté. Les États membres devaient la transposer avant le 27 mars 2026, avec une application effective à partir du 27 septembre 2026.
Les mentions comme « éco », « green » ou « respectueux de l’environnement » deviennent des pratiques commerciales potentiellement trompeuses si la marque ne fournit pas de preuve robuste et vérifiable. Cette disposition touche directement les deux acteurs, mais de manière différente.
Equivalenza face à ses promesses de recharge
La communication d’Equivalenza valorise les flacons rechargeables et une dimension « économique et écologique ». Sous le nouveau régime réglementaire, chaque allégation environnementale doit être documentée : impact réel des recharges, recyclabilité du verre, bilan carbone du circuit de réemploi. Sans ces preuves, le discours marketing s’expose à des sanctions.
My Trendy Lady et la responsabilité du revendeur
En tant que place de marché, My Trendy Lady doit s’assurer que les allégations environnementales de toutes les marques qu’elle distribue respectent cette directive. La vérification est plus lourde que pour une enseigne mono-marque, puisqu’elle porte sur un catalogue multimarque étendu.
Choisir entre Equivalenza et My Trendy Lady : les critères qui départagent
Le choix entre ces deux enseignes dépend moins de la qualité intrinsèque des produits que du rapport au mode d’achat :
- Un consommateur qui cherche des parfums à petit prix avec un circuit de réemploi trouvera chez Equivalenza un modèle cohérent, à condition de vérifier la composition via des bases indépendantes comme Que Choisir
- Un acheteur qui préfère accéder à des marques connues (Shiseido et autres) depuis une seule plateforme se tournera vers My Trendy Lady, en acceptant le risque logistique signalé par la note Trustpilot
- La transparence sur les ingrédients penche du côté des marques référencées dans les bases de données publiques, quel que soit le canal de vente
La directive européenne anti-greenwashing, applicable dès septembre 2026, va contraindre les deux acteurs à étayer leurs promesses. Documenter précisément chaque allégation environnementale deviendra une obligation légale, pas un argument marketing facultatif.